Exemple d'introduction au texte de Sartre sur l'être de l'homme

Publié le par lenuki

 
Voici un exemple d'introduction au commentaire du texte de Sartre sur l'être de l'homme. C'est un exemple: on peut toujours concevoir une autre manière d'introduire un commentaire. Mais il me semble que rester au plus près du texte est souhaitable, en mettant bien en évidence la question abordée, la thèse affirmée et les différentes parties du texte. De plus, un élève n'est pas censé connaître l'ouvrage d'où est extrait le texte. Je ne le mets ici qu'à titre indicatif, parce qu'au cours de l'année, il est bon d'avoir entendu parler de certains ouvrages importants d'auteurs.

 

 

Dans le texte soumis à notre réflexion, extrait de L’existentialisme est un humanisme, Sartre aborde la question de la spécificité de l’être de l’homme, par rapport à l’être des choses. En effet, ce qui caractérise une chose, par exemple un objet fabriqué, c’est que son essence (la définition de ses caractéristiques en fonction de son utilité) précède son existence (sa fabrication). Or c’est sur le même modèle (technique) que nous concevons, selon Sartre, la création de l’homme par Dieu, ou encore le fait qu’il y aurait une « nature humaine », bien que Dieu soit considéré comme inexistant, « nature » que l’homme aurait alors à réaliser durant son existence. Mais en ce cas, l’homme serait-il libre de déterminer son être, de définir par lui-même ce qu’il veut devenir ? C’est donc pour préserver la liberté humaine que Sartre avance sa thèse : « …si Dieu n’existe pas, il y a au moins un être chez qui l’existence précède l’essence, un être qui existe avant de pouvoir être défini par aucun concept, et cet être, c’est l’homme ». Pour amener cette thèse, Sartre commence par réfuter la thèse contraire de la sienne, c’est-à-dire celle selon laquelle « l’essence précède l’existence » (de « Lorsqu’on considère… » à « un exemple particulier d’un concept universel, l’homme »). Cette première partie peut être divisée en trois sous-parties : l’exemple du coupe-papier, la création de l’homme par Dieu, enfin l’affirmation d’une « nature humaine » malgré l’athéisme revendiqué. La seconde partie (« L’existentialisme athée, que je représente » à « et qu’il se définit après ») concerne la thèse de Sartre, sa présentation et un début d’explicitation.

 

 

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