Derniers conseils avant l'épreuve (vidéo)
Permettez-moi de vous recommander une vidéo qui prodigue les ultimes conseils avant l'épreuve et qui figure dans la newsletter de l'Express de ce jour:
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/comment-reussir-son-epreuve-de-philo-au-bac_897553.html?XTOR=EPR-181
De plus, dans son blog fort connu et prisé, Madame Hansen-Love propose deux exemples d'introduction de dissertation que voici:
Introductions par Madame Hansen-Love
Toute prise de conscience est-elle libératrice ?
Introduction
On associe très spontanément l’inconscience et l’irresponsabilité, et l’on admet également que les illusions sont une source d’aliénation. Il est donc logique de considérer que la prise de conscience (d’une réalité qui nous écrase ou d’une idéologie qui nous mystifie) est un premier pas vers la liberté. Et telle fut la leçon de l’immense majorité des philosophes, de Socrate à Spinoza ou Sartre, en passant pas Descartes et Freud : commençons par prendre conscience des causes qui nous font agir, et nous parviendrons déjà à écarter une conception illusoire du libre arbitre. La philosophie nous recommande donc de « marcher les yeux ouverts », et de préférer la vérité qui dérange à l’illusion qui nous prive de notre liberté. Cependant, on peut aussi observer que certaines prises de conscience sont en premier lieu traumatisantes, (comme l’a montré Freud) tandis que d’autres sont désespérantes. Il n’est donc pas certain que toute prise de conscience soit par elle-même, et indiscutablement, libératrice.
(PS: attention, je cite ici des philosophes, mais ce n'est pas du tout une obligation, bien au contraire, ce n'est pas forcément conseillé en introduction)
La science parvient-elle à la vérité ?
On associe spontanément science et vérité, et on a raison de le faire. Quand des vérités établies par une science selon un protocole précis et rigoureux sont contestées au nom de l’opinion ou du préjugé, on sait, bien sûr, que la vérité doit se trouver du côté de la science. Pourquoi ? Parce que les vérités établies par la science font l’unanimité (des savants dans un premier temps) et parce qu’elles font leur preuve par leur efficacité ; les prévisions scientifiques sont fiables, la médecine scientifique, par exemple, nous apporte assez souvent la preuve de sa validité.
Faut-il pour autant en déduire que la science « parvient à la vérité » ? Pour cela il faudrait que la vérité soit un lieu, un espace, un abri, où l’on puisse séjourner. Cette représentation présuppose que la vérité existe, donc préexiste à la recherche comme une réalité en soi. Ce présupposé nous semble très contestable.