Transcendant, immanent, universel, particulier, etc.

Publié le par lenuki69

Transcendant : qui est d'une nature absolument supérieure et d'un autre ordre. Immanent : qui est intérieur à l'être ou à l'objet donné de la pensée. Parler de Dieu comme être transcendant, c'est évoquer un être absolu renvoyant à un au-delà. On oppose, par exemple, à une telle approche de Dieu la pensée de Spinoza pour qui Dieu est un être immanent qui se confond avec la nature. Comme être immanent, Dieu n'est alors pas un esprit ou une volonté. Dire comme Spinoza que Dieu n'est pas un être transcendant mais un être immanent, c'est dire qu'il n'y a pas d'absolu en dehors de nous. On retrouve cette opposition entre le transcendant et l'immanent chez Kant : est transcendant ce qui est au-delà de toute expérience possible, alors qu'on dit que sont immanents les principes de la connaissance qui ne s'appliquent qu'aux phénomènes et ne valent que pour toute expérience possible. Utiliser ces principes en dehors du champ de l'expérience possible consiste alors à en faire un usage transcendant. Tel est le cas quand nous considérons que la proposition « Dieu existe » peut être démontrée.
Universel : qui s'applique à tout l'univers en tous temps et en tous lieux. Utilisé comme substantif, ce terme désigne une idée ou une valeur considérées comme un type idéal pour tous.

Général : qui est censé valoir pour tous les êtres appartenant à un même ensemble, à un même genre. A la différence de l'universel, le général admet des exceptions.

Particulier : qui ne concerne qu'un individu ou quelques individus d'une même espèce. Le particulier s'oppose à l'universel. Singulier : qui s'applique à un sujet unique.

Le singulier s'oppose au général. Le jugement esthétique tel que Kant nous le décrit est ainsi un jugement qui a une prétention à l'universalité c'est-à-dire valant pour tous, alors que l'agréable, par exemple, relève du particulier

L’artiste et son œuvre sont toujours particuliers au sens où ils sont d’une époque, avec leurs déterminations, et limités aussi à eux-mêmes. Et pourtant, parce que l’œuvre, si elle est grande, peut être comprise par tout le monde et ressentie par tous, elle manifeste quelque chose d’ universel.
Dans cet effort pour élever le particulier à l’universel se construit l’ individu, en tant qu’il est un être humain. Ce qui fait à la fois la singularité radicale d’un être, son unicité, c’est de parvenir à trouver en lui, par-delà le particulier et le limité, l’humain universel en lui. L’être humain, dont l’artiste se fait alors le modèle, ne se réalise dans son humanité (universelle) qu’en devenant complètement soi à la fois en tant qu’individu singulier et en tant qu’être humain dans ce que l’humain a de général. De ce point de vue, les œuvres d’art et leur consommation constituent un chemin vers soi.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article