Obligation et contrainte

Publié le par lenuki

     morale à l'école                  

 

                                    Obligation et contrainte


Obligation


+ Le fait, pour un individu, d’être en relation avec un autre individu, une collectivité, une institution qui ont le droit d’exiger une certaine action de sa part (cf. citoyen)

+ Le fait d’être conduit à faire un acte dont la nécessité s’impose au vu des conséquences se produisant dans le cas contraire

+ Toute forme de contrainte liée à la vérité de ce qui est dit (cf. « tu es bien obligé d’être d’accord avec moi »)

Seul sens acceptable en philosophie : le premier sens. L’obligation (opposée à la contrainte) comporte une dimension morale et volontaire. On peut considérer qu’être obligé, c’est être soumis à un devoir moral qui n’exerce pas sur moi de réel pouvoir coercitif.

En ce sens, l’obligation est une contrainte librement consentie.

 

 

Contrainte


+ D’une manière générale, c’est un ensemble de phénomènes, règles, actions ou principes qui entravent et diminuent la liberté d’un individu (elle peut être intérieure ou extérieure)

+ Sens juridique : puissance de droit, dans sa fonction de régulation des rapports sociaux

+ De manière plus diffuse la contrainte est aussi dans les coutumes, les habitudes, les mœurs

Toujours, au principe de la contrainte, il y a la présence plus ou moins explicite d’une violence employée contre l’individu pour le conduire à faire ce qu’il n’aurait pas accompli de lui-même sans cela.


En résumé :


Cf. Rousseau : la contrainte est l’exercice autoritaire d’une force extérieure alors que l’obligation est une adhésion volontaire à la loi comme expression de la volonté de tous.

Cette distinction permet de poser la limite entre devoir moral et obéissance juridique, mais aussi entre une violence subie et illégitime et une violence acceptée et légitime.

Mais est-il si facile de distinguer en soi-même la contrainte issue par hypothèse du seul monde social et l’obligation qui devrait être mon pur produit ? La morale n’inclut-elle pas toujours les deux éléments, une part de décision personnelle et l’intériorisation plus ou moins consciente d’interdits sociaux et culturels, qui conservent leur puissance coercitive tout en apparaissant comme le fruit de ma propre initiative ?

 

L-ethique-aujourd-hui

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