La laïcité

Publié le par lenuki69

Le principe de laïcité, qui exprime les valeurs de respect, de dialogue et de tolérance, est au cœur de l’identité républicaine de la France où tous les citoyens ont à vivre ensemble. La laïcité est à la fois un idéal politique et le dispositif juridique qui le réalise. L’idéal vise à la fondation d’une communauté de droit mettant en jeu les principes de liberté de conscience, d’égalité, de priorité absolue au bien commun. Le dispositif juridique assure et garantit la mise en œuvre de ces principes en séparant l’État et les institutions publiques des Églises, et plus généralement des associations constituées pour promouvoir des particularismes.
La distinction juridique du public et du privé est essentielle car elle permet de concilier sans les confondre le sens de l’universel qui vivifie la sphère publique et la légitime expression individuelle ou collective des particularités qui se déploie à partir de la sphère privée.
La laïcité est un idéal de concorde : elle recouvre l’union de tout le peuple sur la base de trois principes indissociables inscrits dans le triptyque républicain, qu’elle explicite et spécifie au regard de la diversité spirituelle des citoyens : la liberté de conscience, que l’école publique entend asseoir sur l’autonomie de jugement, l’égalité de tous sans distinction d’options spirituelles ou de particularismes et sans aucune discrimination, l’universalité d’une loi affectée exclusivement à la promotion du bien commun. Ainsi comprise, la laïcité, c’est le souci d’exclure tout privilège mais aussi tout facteur de dépendance ou de mise en tutelle. Elle constitue le cadre qui rend possible la manifestation de la diversité sans morcellement communautariste de l’espace civique, préservé à la fois comme fondement de paix et comme horizon d’universalité. Attentive à l’émancipation de la personne humaine sur les plans intellectuel, éthique, et social, la laïcité l’est par là même à la justice de l’organisation politique comme fondement d’un monde commun à tous par-delà les différences
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Y
Il est intéressant de constater que de nos jour la lutte contre les mouvements spirituels ou philosophiques minoritaire est le fait d'individus au service d'une forme de laïcité qu'on peut qualifier de militante. Pourtant, dans la DÉCLARATION INTERNATIONALE SUR LA LAÏCITÉ <br /> (http://docs.china-europa-forum.net/doc_214.pdf) on peut y lire: <br /> <br /> Article 3. L’égalité n’est pas seulement formelle, elle doit se traduire dans la pratique politique par une vigilance constante pour qu’aucune discrimination ne soit exercée contre des êtres humains, dans l’exercice de leurs droits, en particulier de leurs droits de citoyens, quelle que soit leur appartenance ou leur non-appartenance à une religion ou à une philosophie. Pour que soit respectée la liberté d’appartenance (ou de non appartenance) de chacun, des « accommodements raisonnables » peuvent s’avérer nécessaires entre les traditions nationales issues de groupes majoritaires et des groupes minoritaires.<br /> <br /> Si cet article a quelque valeur pour les laics, ce n'est pas la laïcité qui est en guerre contre la spiritualité mais ce sont quelques individus fanatiques laics qui veulent imposer à tout le monde ce qu'ils confusent avec « ouverture d'esprit » au reste du monde.
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L
Tout d'abord un grand merci pour votre commentaire éclairé. Vous n'avez pas tort: il y a aussi des ayatollahs de la laïcité, comme il y a des fanatiques dans toutes les religions. Le seul inconvénient est que la laïcité, par définition, ne devrait pas se comporter comme une religion. Car elle est fondée sur un principe politique qui se veut rationnel: la séparation entre la sphère publique qui doit être neutre pour permettre la liberté de toute croyance et la sphère privée où chaque croyance a par définition sa place. Néanmoins, il n'est pas rare que chaque sphère cherche à empiéter sur l'autre, la sphère religieuse en critiquant la légitimité d'une loi au nom de ses dogmes, ou la sphère publique en cherchant à interdire telle ou telle croyance religieuse. Et c'est là qu'il revient aux citoyens de veiller à ce que chaque sphère reste à sa place...Mais ce n'est pas toujours simple.<br /> de plus, qu'est-ce qu'un accommodement raisonnable, qui sera apte à le définir et selon quel critère. Car lorsqu'il est question de croyance, l'affect prend le pas sur la raison, le plus souvent, et cela tourne au pugilat verbal...! Car chacun a toujours l'impression de perdre au change...<br /> Bref, il faut sans cesse dialoguer, en vérité, à la manière de Socrate, en respectant les règles élémentaires d'un dialogue constructif telles que définies, il me semble, dans un de mes articles précédents auquel je me permets de vous renvoyer.<br /> Cordialement <br /> Lénuki
T
Tous ces principes sont bien et beaux, encore faut-ils qu'ils soient respectés.<br /> Il est intéressant de constater que de nos jour la lutte contre les mouvements spirituels ou philosophiques minoritaire est le fait d'individus au service d'une forme de laicité militante.<br /> Pourtant, dans la DÉCLARATION INTERNATIONALE SUR LA LAÏCITÉ (http://docs.china-europa-forum.net/doc_214.pdf) on peut y lire:<br /> <br /> Article 3. L’égalité n’est pas seulement formelle, elle doit se traduire dans la pratique politique par une vigilance constante pour qu’aucune discrimination ne soit exercée contre des êtres<br /> humains, dans l’exercice de leurs droits, en particulier de leurs droits de citoyens, quelle que soit leur appartenance ou leur non-appartenance à une religion ou à une philosophie. Pour que soit<br /> respectée la liberté d’appartenance (ou de non appartenance) de chacun, des « accommodements raisonnables » peuvent s’avérer nécessaires entre les traditions nationales issues de groupes<br /> majoritaires et des groupes minoritaires.<br /> <br /> Si cet article a quelque valeur pour les laics, ce n'est pas la laicité qui est en guerre contre la spiritualité mais ce sont quelques individus fanatiques laics qui veulent imposer leur "ouverture<br /> d'esprit" au reste du monde.
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A
En théorie, tout cela c'est bien> Pourtant, ce qui me gêne avec la laïcité ce sont les extrémistes qui infiltrent des institutions d'Etat pour dicter leur loi. (Je parle ici des « extrémistes<br /> laïques ». Mais notez que cela s'applique à tous les extrémistes, quels qu'ils soient. ILS sont les causeurs de nuisances.) Cela résulte en des Miviludes et autres organismes anti-sectes qui sont<br /> profondément anti-spirituels et s'opposent à tout ce qui sort du matériellement établi sous le prétexte fallacieux de lutter contre les « dérives ».<br /> Cet « extrémistes laïques » semble s'être particulièrement établi en France et en Belgique. En dehors de la France et de la Belgique, le désir de catégoriser ce qu'est une secte est moins fort.<br /> Selon Arnaud Esquerre « La « secte » en tant qu’organisation totalitaire, à visée thérapeutique, spirituelle, philosophique ou religieuse, et au sein de laquelle les adeptes sont manipulés<br /> mentalement est une invention française et collective des années 1970 et 1980 ».<br /> http://fr.wikipedia.org/wiki/Secte
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