L'homme est-il par nature un animal religieux ?

Publié le par lenuki69

L’homme est-il, par nature, un animal religieux ?
 
Actuellement : effacement du religieux ( cf. déclin des idéologies, « mort de Dieu » ). Mais aussi « retour du religieux » et sa présence dans la vie quotidienne. D’où la question : la religion est-elle une dimension constitutive de l’existence, l’homme est-il, par nature, un animal religieux ? Le religieux est-il un phénomène suffisamment constant et universel pour définir l’homme ? Est-il propre aux seuls êtres humains ? Et surtout, avec ce phénomène, tient-on un phénomène explicatif des autres phénomènes caractéristiques de l’humain ? Le religieux est-il le lieu d’intelligibilité à partir duquel on peut comprendre l’humain ? Est-ce un phénomène suffisamment fondamental pour permettre de comprendre les conduites et les sociétés humaines ? Est-il un fait de nature ou de culture ?
 
A) Le religieux est-il constitutif de la nature humaine ?
Selon certains ( philosophes ou scientifiques) le religieux serait constitutif de l’essence de l’homme.
         + le processus d’hominisation s’est accompagné de croyances, de rites religieux contemporains de l’émergence de l’homme lui-même.
         + toute société humaine s’organise autour d’un sacré ( ensemble de croyances, de pratiques dont elle sanctionne la remise en cause ). Le religieux comme source de pouvoir et de valeurs communes.
Mais n’est-ce pas une tendance bien humaine de contester les croyances, les dogmes et les rites structurant la vie sociale ?
         + Le sacré est toujours confronté à un profane, espace de réflexion et d’action proprement humain qui tend à empiéter sur le sacré : Socrate condamné à mort.
         + d’où possibilité d’individus, puis de groupes athées, contestation du religieux qui devient alors simple option privée et non plus constitutif de l’homme comme tel.
                     Cf. la laïcité comme principe fondateur de la république : une société peut donc s’organiser, s’institutionnaliser sans référence à un sacré de type religieux.
 
B) La religion est-elle une dénaturation de l’homme….
La religion est une aliénation, elle correspond à une perte de l’essence de l’homme.
         + le phénomène religieux est un phénomène accidentel, historique, dû au développement des civilisations dont il est le reflet.
         + par la religion, l’homme se dépossède de lui-même au profit d’un Etre suprême, dans lequel il projette des qualités qui devraient être les siennes ( paternité, bonté, puissance …).
Mais comment l’homme pourrait-il perdre sa nature, s’il en avait une ?
         + Qu’est-ce qu’un être qui se dépossède de sa propre nature, sinon un être qui peut en décider par son action ou par ses choix ?
         + cela suppose, en tout cas, qu’il ne soit pas prisonnier de cette nature, ni totalement défini par elle.
 
C) Ou est-elle dépassement de la nature animale de l’homme ?
 L’attitude religieuse ne consisterait pas à suivre sa nature ou à lui obéir, mais au contraire à la transcender.
         + n’est-il pas vain de vouloir définir l’homme ? n’est-ce pas par son absence de « nature » que l’homme peut se définir, c’est-à-dire par sa liberté ?
         + d’où sa possibilité d’ouverture au sacré. Alors que l’animal est borné par son instinct, l’homme n’est-il pas ouvert à l’infini ou à l’absolu ?
Mais le sacré n’est alors qu’une possibilité de l’homme :
         + il n’est plus ce qui le définit, ce qui fait de lui un homme.
        + cette possibilité, l’homme peut très bien ne jamais l’actualiser, ni la réaliser.
        + qu’il soit porteur de cette possibilité ne lui garantit en rien l’existence de ce à quoi elle lui permet de s’ouvrir.
               Le religieux est donc un objet de foi et non de connaissance.
 
 
Conclusion Le religieux n’est pas un phénomène naturel ( cf. diversité des croyances religieuses ). Mais la religion n’est pas non plus totalement étrangère à l’essence de l’homme. L’homme est cet être qui par sa façon de comprendre le monde, de s’y situer et d’y agir, décide de ce que doit être un être humain. Conscient de sa condition, il sait qu’il va mourir et ce savoir lui pose un problème. La religion ne serait-elle pas alors cette conscience tragique de la condition humaine ?

Publié dans la culture

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H
Le progrès de la science et de la technique des cent dernières années est devenu l'un des facteurs les plus importants du développement de la société humaine. Aucune génération avant nous n'aura vu<br /> autant de bouleversements, enregistré autant d'innovations. Ils nous ont apporté un confort matériel inconnu de nos ancêtres. Pourtant, beaucoup s'accordent à dire qu'autrefois, les gens étaient<br /> plus heureux.<br /> <br /> Au contre-coup du progrès matériel, ces percées nous ont apporté les grandes angoisses du nucléaire, les manipulations génétiques, la pollution, le chômage. Et quel autre démon nous réserve<br /> demain?<br /> <br /> L'Homme recherche des structures dans lesquelles il pourra combler son manque. Aujourd'hui, des femmes et des hommes insatisfaits dans un monde déstabilisé recherchent des réponses que ni la<br /> science, ni la technique n'ont pu apporter, pas plus que les vieilles religions sclérosées. Ainsi, certains sont attirés par de nouvelles spiritualités, communément appelées « sectes » car<br /> celles-ci offrent de nouvelles visions du monde et pourraient renfermer des réponses et donner un but dans la vie qui transcende le matériel. Quoi d'étonnant donc à ce que des gens provenant des<br /> milieux les plus divers se retrouvent au sein de telles structures? Construire un monde meilleur a toujours été le but de toute personne sociale. Pour mettre un sens au chaos de cet univers,<br /> beaucoup d'entre eux se dirigent donc vers ces chemins attirants où la vie pourrait devenir plus agréable.<br /> <br /> Cette tendance s'est tellement amplifiée ses dernières années qu'il est devenu très difficile de discerner dans ces mouvements, le bon du mauvais, l'inoffensif du dangereux.<br /> <br /> Certains ont eu de mauvaises expériences avec un groupe et se mettent à les diaboliser tous. Des « associations de protection de l'individu » voient de jour et s'érigent en juges et pensent pouvoir<br /> réguler les pensées et les croyances de leurs semblables – en imposant leur propre modèle de pensée et de croyance qu'ils pensent être supérieur à celui des autres.<br /> <br /> Ces gens là parfois s'élèvent jusqu'à des positions sociales où ils se retrouvent en effet en mesure d'imposer leur propres conceptions de la vie oubliant les notions fondamentales telles que le<br /> libre arbitre, le pouvoir de choix, la liberté de pensée et de croyance que sont l'apanage des sociétés démocratiques.<br /> <br /> En voici quelques exemples:<br /> http://leblogdedenisemariecaminade.hautetfort.com/archive/2012/03/11/maitre-picottin-genere-la-peur.html ou encore<br /> http://leblogdedenisemariecaminade.hautetfort.com/archive/2012/01/04/mr-fenech-elles-sont-partout.html parmi d'autres...
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