Suis-je ce que je crois être?

Publié le par lenuki


Trouvé sur le web, en accès libre, et dont il vaut mieux s'inspirer sans le suivre de manière irréfléchie
( par exemple, la troisième partie est éminemment discutable, qui fait de la pub pour la cure psychanalytique, comme s'il n'y avait que ce seul moyen de mieux se connaître..!) De plus la première partie n'est pas vraiment en rapport ( ou alors très lointain) avec la question posée, qui s'interroge sur la fiabilité de la représentation que l'on peut se faire de soi-même par la médiation de la conscience de soi. De même en quoi, dans la seconde partie, l'inconscient peut-il être un obstacle? Par rapport à quoi ? En revanche, il y a une idée qui ne manque pas d'intérêt, celle qui concerne l'être en constant devenir que je suis: comment quelque représentation que ce soit pourrait -elle lui être tout à fait adéquate ?
Bref, en lisant cela il vous reste beaucoup de pain sur la planche, d'où les textes de Lacan et de Sartre pour vous aider...

Suis-je ce que je crois être ?  ( trouvé dans Yahoo réponses)

 

alors là, tu peux pas mieux tomber, je suis prof de philo ( on peut en douter...note du présentateur! ) et j'ai donné ce sujet l'an dernier!!
analyse du sujet: cela veut dire" est-ce que je suis réellement , dans ma nature profonde, ce que je crois être?
dans ton intro il faut annoncer le sujet, trouver une phrase habile, je te donne une piste possible:
l'homme se demande souvent "qui-suis-je? " et parvient à reconstituer le puzzle de sa personnalité tout au long de son existence, du moins il pense s'être trouvé à la fin de sa vie. Mais a-t-il vraiment élucidé le mystère de son "moi"? En effet, sommes-nous ce que nous avons conscience d'être, suis-je ce que je crois apercevoir de ma nature? Ou bien existe-il une autre partie obscure qui m'empêche de percevoir mon essence véritable?
ENSUITE DANS TON INTRO IL FAUT TROUVER UN PLAN, voilà ce que je te propose:
1) l'homme est doué de conscience: capacité à réfléchir sur lui et le monde qui l'entoure(moi)
2) ce n'est pas suffisant car une partie obscure de lui-même le freine: l'inconscient( le ça) Inconscient bloqué par le surmoi: sorte de gardien qui refoule les désirs.
3) solutions pour tenter de se connaître mieux et savoir si ce que je savais de moi est ma vraie nature: la psychanalyse.

voilà ensuite tu résumes les idées dans la conclusion

n'oublie pas de citer Freud et Socrate: "connais-toi toi-même"
puis fais des sous-parties dans le plan que je t'ai donné, c'est une base, il faut développer tes idées.
j'espère t'avoir été utile( mets des citations aussi) et tu peux compter sur moi pour tes prochains devoirs.
 

  Textes permettant d'enrichir la réflexion

"Assurément on peut dire que le fou se croit autre qu'il n'est, comme le retient la phrase sur "ceux qui se croient vêtus d'or et de pourpre" où Descartes se conforme aux plus anecdotiques des histoires de fous [...].
Mais [...] si un homme qui se croit un roi est fou, un roi qui se croit un roi ne l'est pas moins.
Comme le prouvent l'exemple de Louis II de Bavière et de quelques autres personnes royales, et le " bon sens " de tout un chacun, au nom de quoi l'on exige à bon droit des personnes placées dans cette situation "qu'elles jouent bien leur rôle ", mais l'on ressent avec gêne l'idée qu'elles " y croient " tout de bon, fût-ce à travers une considération supérieure de leur devoir d'incarner une fonction dans l'ordre du monde, par quoi elles prennent assez bien figure de victimes élues.
Le moment de virage est ici donné par la médiation ou l'immédiateté de l'identification, et pour dire le mot, par l'infatuation du sujet.
Pour me faire entendre, j'évoquerai la sympathique figure du godelureau , né dans l'aisance, qui, comme on dit, "ne se doute de rien ", et spécialement pas de ce qu'il doit à cette heureuse fortune. Le bon sens a la coutume de le qualifier selon le cas de "bienheureux innocent " ou de "petit c..tin ". Il "se croit" comme on dit en français : en quoi le génie de la langue met l'accent où il le faut, c'est-à-dire non pas sur l'inadéquation d'un attribut, mais sur un mode du verbe, car le sujet se croit en somme ce qu'il est : un heureux coquin, mais le bon sens lui souhaite in petto l'anicroche qui lui révélera qu'il ne l'est pas tant qu'il le croit. Qu'on n'aille pas me dire que je fais de l'esprit, et de la qualité qui se montre dans ce mot que Napoléon était un type qui se croyait Napoléon. Car Napoléon ne se croyait pas du tout Napoléon, pour fort bien savoir par quels moyens Bonaparte avait produit Napoléon, et comment Napoléon, comme le Dieu de Malebranche, en soutenait à chaque instant l'existence. S'il se crut Napoléon, ce fut au moment où Jupiter eut décidé de le perdre, et sa chute accomplie, il occupa ses loisirs à mentir à Las Cases à pages que veux-tu, pour que la postérité crût qu'il s'était cru Napoléon, condition requise pour la convaincre elle-même qu'il avait été vraiment Napoléon."
Jacques Lacan, Propos sur la causalité psychique, in Ecrits, Le Seuil.


Suis-je moi-même par moi-même ?

"Par le je pense, contrairement à la philosophie de Descartes, contrairement à la philosophie de Kant, nous nous atteignons nous-mêmes en face de l'autre, et l'autre est aussi certain pour nous que nous-mêmes. Ainsi, l'homme qui s'atteint directement par le cogito découvre aussi tous les autres et il les découvre comme la condition de son existence. Il se rend compte qu'il ne peut rien être (au sens où on dit qu'on est spirituel, ou qu'on est méchant, ou qu'on est jaloux) sauf si les autres le reconnaissent comme tel. Pour obtenir une vérité quelconque sur moi, il faut que je passe par l'autre. L'autre est indispensable à mon existence, aussi bien d'ailleurs qu'à la connaissance que j'ai de moi. Dans ces conditions, la découverte de mon intimité me découvre en même temps l'autre, comme une liberté posée en face de moi, et qui ne veut que pour ou contre moi. Ainsi, découvrons-nous tout de suite un monde que nous appellerons l'intersubjectivité, et c'est dans ce monde que l'homme décide ce qu'il est et ce que sont les autres."
Jean-Paul SARTRE, L'Existentialisme est un humanisme, Editions Nagel.

 

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