Choisit-on d'être celui que l'on est ? (éléments de réflexion)

Publié le par lenuki

 

Choisit-on d'être celui que l'on est ?

 

Point de départ : on ne choisit pas son être physique ( taille, couleur des yeux, de peau, etc. )

Il y a donc un ensemble de caractéristiques qui s'imposent à nous. De même on ne choisit pas son milieu, son pays, sa culture : de nombreux éléments nous déterminent à être ce que nous sommes.

Mais nous résumons-nous à tout cela ? Affirmer qu'on ne choisit pas, n'est-ce pas poser l'absence de liberté ? Or  si nous ne sommes pas libres, nous ne sommes pas, non plus, responsables de ce que nous sommes.

Or pour Sartre, exister c'est se choisir : « l'homme n'est que ce qu'il se fait ». L'existence humaine se caractérise essentiellement par sa transcendance, cette possibilité qu'a l'homme de se dépasser en permanence, de ne jamais en rester aux déterminations sociales, biologiques, historiques, etc. Exister c'est viser des possibles encore non réalisés, c'est se projeter, c'est opter pour telle ou telle manière de vivre puisque chacun de mes actes implique un choix, une décision, une liberté en action. Donc choisir c'est se déterminer, non pas simplement être déterminé par une essence préalable, un caractère qui ferait tout. D'où l'idée que l'existence précède l'essence. Je ne suis que ce que je fais. Sans cette action de l'être libre et conscient il n'y a pas de nature humaine.

Mais comment est-il possible d'affirmer de la sorte un choix alors que nous avons mis en évidence les multiples déterminations qui pèsent sur nous ?

Choisir, ne serait-ce pas, par-delà les déterminations ( et en les utilisant comme conditions de son être ) donner un sens à son existence, en l'orientant en fonction des possibles qui s'offrent à nous à partir de ce qui nous détermine ? Je ne choisis pas la donne : cela m'empêche-t-il de jouer ?

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