Autrui est-il mon semblable ?
Il va sans dire que je ne vais pas rédiger votre dissertation à votre place. Mais je peux quand même vous aider à "remplir" chaque partie autour de quelques idées:
1. Autrui: l'autre qui n'est pas moi
Autrui: différent de moi, voire celui qui peut s'opposer à moi
Quand je le perçois, n'est-il pas un objet pour moi?
L'étrangeté d'autrui: cf. malentendus, incompréhension
"L'enfer, c'est les autres" (Sartre) Expliquez bien cette citation: autrui = celui qui me déchoit de ma liberté, en faisant de moi un objet
Transition: mais si autrui fait de moi un objet, n'est-ce pas parce qu'il est un sujet comme moi?
2. Autrui comme autre moi
Qu’est-ce qu'un moi, sinon un sujet, une conscience ?
Autrui: une conscience comme moi, c'est-à-dire une conscience de soi
N'est-ce pas d'ailleurs cette conscience d'autrui qui m'aide à me construire comme conscience de soi, c'est-à-dire comme moi? Pas de moi sans nous ?
Cf. La dialectique du maître et de l'esclave (Hegel) Cf. aussi l'intersubjectivité au fondement de toute subjectivité (Sartre ou Merleau-Ponty).
Autrui: celui qui s'exprime comme moi (gestes, langage), d'où la possibilité de se comprendre, de partager quelque chose
Cela serait-il possible si nous n'étions pas semblables, par certains côtés?
3. L'ambiguïté fondamentale d'autrui
Autrui: à la fois autre et le même
N'est-ce pas ce qui nous permet de faire communauté (cf. cela suppose que nous ayons quelque chose en commun)?
D'où: chercher ce que nous avons en commun: ne serait-ce pas l'appartenance à la même humanité?
Cf. aussi: l'amitié serait-elle possible si nous n'étions pas semblables (Aristote: le semblable au fondement de l'amitié). ?
Au fond, comme êtres humains, ne sommes-nous pas semblables, tout en étant différents, puisque comme personnes, nous sommes uniques ?